Cahier 3 : Black Shea-HP
Une fois n’est pas coutume, je vais immédiatement démarrer par des modalités (il ne manquerait plus que les acteurs ci-dessous me traduisent en justice pour diffamation, propos calomnieux ou que sais-je encore).
Ce qui va suivre dans ce nouveau volet de mes chroniques n’a pour aucun but de critiquer un fabriquant, une entreprise ni l’investissements et efforts de toutes les personnes qui ont pu intervenir. Je souhaite partager mon retour d’expérience et non m’engager sur la piste glissante et nauséabonde de « Cette technologie c’est de la m***e et l’ensemble de la marque est à ch**r« . Loin de moi cette idée.
Je pense que cette prise de recul est nécessaire afin de dissocier le contexte d’un point de vue personnel arbitraire et obtus. 🙂
Volontairement, aucuns noms, sociétés, marques, lieux et dates ne seront cités.
Enfin bref, je vous ai déjà dit que j’étais malchanceux ? 😀
Contexte
Dans le quotidien professionnel ou personnel dans lequel nous évoluons tous, nous subissons l’évolution permanente et trop rapide des technologies. Ce qui rend ainsi un équipement doté de composants électroniques obsolètes alors même que nous venons de l’acheter. Si les médias nous rabâchent les oreilles sur nos smartphones, nous rencontrons malheureusement le cas avec les serveurs.
Genre les gros ordinateurs qui sont dans le « nuage » ?
Oui tout à fait. Ces derniers sont équipés de composant qui ont une espérance de vie limitée par les solutions applicatives tierces. Plus clairement les processeurs (CPU1s) sont vite limités au bout de 5 à 7 ans du fait de leurs générations, des performances liées à l’usage et de leurs obsolescences (et encore, je suis généreux sur la durée de vie). C’est également le cas de la mémoire vive (DIMM2), média de stockage etc.
Enfin, dans mon cas, mon infrastructure hyperconvergée se compose d’un mix de génération GEN37 et GEN8. Les équipements tournent à merveilles, toutefois les nodes de septième génération arrivent en EOL4 et doivent être remplacés par une génération plus récente.
M’ouai, pas de problème. Si tu c’est compatible intergénérations tu n’as qu’à acheter et installer des nodes dernières générations.
A qu’en voilà, une intervention pertinente ! Nous allons pouvoir entrer dans le vif du sujet 🙂 Dans la logique oui, mais cela serait trop simple et pour le coup non !
Ouai, tu fais ta diva et tu essaies de réaliser une acquisition caprice, on commence à te connaitre grand fou !
Je vais m’attarder sur l’utilisation d’un terme que j’affectionne, l’acquisition caprice. Qu’est ce que c’est ? Je propose la définition suivante.
Principe qui consiste à faire réaliser par son organisation une acquisition ou investissement dans des ressources qui n’est en aucun cas justifié et dont la seule motivation et de satisfaire un besoin personnel.
L’auteur névropathe
Quant à la réponse que j’apporterai, non ce n’est pas un caprice car dans ce genre de projet de renouvellement nous sommes toujours accompagnés par le constructeur pour coller le plus à notre besoin et de garantir l’évolutivité dans le temps.
Allez, place au popcorn, la boite de kleenex et le pack de bière (ou Jéroboam de rosé à portée de main).
Step 1 : Renouvellement de l’infrastructure existante
Bien, pour faire simple l’infrastructure de production que j’avais à l’époque était composée de 4 nodes hyperconvergés. Oui mais qu’est ce que l’hyperconvergence pour les non-initiés ?
Kesako Hyperconvergence ?
Je ne me pose pas en spécialiste de l’hyperconvergence et je vais essayer de ne pas m’éparpiller.
Les HCIs5 sont la combinaison de composant de datacenter commune dont le stockage est attaché localement avec un logiciel intelligent. Cette combinaison permet de gagner en flexibilité, évolutivité, performances et une réduction du TCO6. Contrairement à une infrastructure classique (STDI7) (serveur, réseau, stockage) l’administration d’un HCI est plus simple et plus performantes.
Personnellement, je suis convaincu de la technologie hyperconvergée et de sa supériorité face aux technologies « plus classiques ». (Et au fond de moi, je suis un défenseur de constructeur de nos équipements actuels et de ces solutions, mais il faut raison gardée, ne rentrons pas dans un débat stérile 🙂 ).
Nous pourrions résumer la chose suivante si nous devions proposer une équivalence entre les deux solutions hyperconvergée et standard :
HCI | STDI |
![]() | ![]() |
Bref, nous avons les mêmes choses mais même en simplifiant (sans prendre en compte la résilience réseau) les couts d’investissements ne sont pas les mêmes. Il est à noter toutefois que nous retrouvons maintenant les mêmes fonctionnalités quant aux algorithmes d’optimisations de stockages sur les deux modèles d’infrastructures.
Retour à notre étude
Au vu de l’EOL de mes nodes GEN7, je contacte notre commercial et avant-vente chez notre constructeur pour enclencher l’étude et la BOM8 pour ajouter deux nouveaux node GEN9 à notre cluster existant.
Encore une fois je n’ai pas de chance, la configuration historique de nos nodes ne sont pas compatibles avec la composition matérielle des GEN9. Nous ne pouvons donc pas étendre le cluster actuel. Nous aurions pu tenter d’ajouter deux GEN8 mais c’est dernier était en cours de EOS9… Le sort s’acharne…
Tout cela pour un bête problème de compatibilité de stockage dit hybride (SSD10+HDD11 versus NVMe12+HDD). La seule décision est de passer sur 4 nouveaux nodes, un nouveau cluster en GEN9.
Nous n’avons pas le choix, nous validons ensemble la BOM avec notre constructeur. Spoiler, j’ai soutenu ce choix jusqu’au bout.
Step 2 : Coup de Tonnerre et Hold Up !
Au même moment (ou sensiblement en même temps nous n’allons pas chipoter), une petite entreprise du nom de BROADCOM décide et réalise l’acquisition d’une société du nom de VMWare… L’un des leaders dans le monde sur les solutions de virtualisation et largement utilisés à travers tous les continents (si on cherche bien, je suis certain qu’il doit y avoir des vSpheres en Antartiques).
Bon c’est monnaie courante les achats de société. Keep Cool Raoul…
La tempête arrive… Terre brulé, aux vents…
C’est un séisme dans le monde de l’IT. Les rumeurs cours sur une potentielle augmentation des tarifs à tous les niveaux. Les revendeurs et fournisseurs sont complétements perdu et aveugles car la nouvelle société BROADCOM donne ordre, contre-ordre avec option rétropédalage en pas chassée.
Puis un jour, nous recevons par erreur la price-list par erreur. Cette dernière sera exposée en place publique telle la tête de Bernard-René Jourdan de Launay au bout d’une pique. La hausse des prix se situerai entre 300 et 1200%…
Au-delà des ESNs13, les organisations qui ont leurs SIs sous pavillon VMWares s’inquiète… Ah bon ?
L’art et la manière ne passe pas. Le mot est donné, « Courage Fuyons ». Se lance alors une course perdue pour migrer rapidement de solution de socle de virtualisation. Ce changement tarifaire est vécu comme un hold up obligeant les organisations à tirer le bras du bandit manchot BROADCOM.

Toutefois pour ma part, je dirai que c’est une excellente chose. VMWare leader sur le marché va par son rachat et la politique de BROADCOM faire évoluer certains acteurs déjà présents sur le marché et faire sortir de l’ombre d’autres acteurs moins connues :
- AHV (Acropolis HyperViseur) de NUTANIX
- HyperV de Microsoft
- Proxmox
- Oracle VM
- RedHat Virtualisation
- Autres Solutions Cloud
D’autres acteurs comme l’éditeur de solution de sauvegarde VEEAM vont mettre l’accent sur des fonctionnalités de migration cross plateforme et prendre en charge certaines solutions (Proxmox dernièrement).
Dans la cacophonie et désordre ambiant, je pense que nous avons tout à gagner au vu de notre problématique de repartir sur un nouveau cluster d’entamer ce virage et d’adopter un cluster sous une solution et un cluster sous VMWare.
L’objectif étant de proposer à des clients qui ne pourraient supporter la hausse significative imposée une solution de replis sans perdre en fonctionnalité tout en gardant le socle de virtualisation VMWare pour les clients contraint d’utiliser ce dernier ou qui souhaite rester sur VMWare.
C’est de mon point de vue l’occasion rêver de s’ouvrir à de nouvelle opportunité commerciale dans notre contexte faisant ainsi une pierre deux coups.
Step 3 : Gouvernances et Stratégies
Mon enthousiasme et vite freiné. Ce qui pour moi semble être une opportunité nécessite une analyse plus réfléchie en interne. On ne parle pas de changer de boulangerie pour aller chercher son pain…
Il faut donc tout revoir et recueillir le besoin et l’existant de chacun des services d’hébergements.
Ma volonté va dans le sens de mon besoin mais l’est-il pour mes collègues ?
En toute franchise, c’est une situation que j’ai beaucoup de mal à accepter. Je vois le temps défilé et n’ait pas de retour sur les directives qui me/nous concernes. Dans l’attente, je constate sur les réseaux sociaux que telles ou telles sociétés à entamer sa migration vers une autre solution de virtualisation. Des grands acteurs jouissent de la situation et présente la hausse d’utilisation de leurs produits. Et moi ? Ba j’attends…
Tu as toujours du mal à gérer ton stress on dirait l’ami ?
Ouai ba j’aime pas l’imprévu et TOUT doit être parfait. Je suis comme ça et je ne m’accorde que peu si ce n’est jamais le droit à l’erreur.
La décision tombera quelques semaines plus tard, nous garderons VMWare. Hors de question de changer de technologies. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises raisons à ce choix. Cela dépasse mon service et ma vision. Je me dois d’accepter cela c’est la vie (entre nous plus facile à écrire/dire qu’à faire) et j’insiste, je ne suis qu’un engrenage dans cette grande machine. Je n’ai pas du tout la vision globale de tous les éléments. (Là typiquement ça serait/c’est un investissement caprice 🙂 ).
Les réunions avec les autres équipes sont compliquées. J’essaie de défendre l’existant, l’historique et les compétences que nous portons au sein de mon service. Les réunions sont malheureusement souvent improductives car chacun prêche pour sa paroisse ce qui est normal. Pour être objectif, je regrette cette décision et le comportement de chacun à tous les niveaux le mien compris.
Nous avons gaspillé un temps précieux. M’enfin, si je peux me permettre la citation ci-dessous, nous nous devons d’aller de l’avant.
Le passé des uns et des autres éclaire le présent
Dominique STRAUSS-KAHN
Il me sera demandé plus tard de réaliser avec un collègue une cotation pour une infrastructure classique (Serveurs, Réseaux, Stockage) afin de comparer les deux BOMs.
Step 4 : Deuil et Regrets
Tout est dans le titre… La décision sera prise de ne pas reconduire la technologie HCI. Notre infrastructure sera migrée vers une infrastructure standard. Les gros poissons mangent les petits non ?
Ne soit pas si nihiliste, c’est un choix et c’est comme ça. Accepte et avance qu’est ce que tu as à perdre ? (le moi du futur qui s’adresse au gars du moment)
Je suis amer et plein de regret à ce moment là. Je rappelle à tous mes responsables que nous sommes en retard au vu des échéances. Que le changement de technologies n’est pas sans conséquences pour nous car nous n’avons pas toutes les compétences pour répondre dans les temps. La crainte de l’imprévu et la peur de ne plus tout maitriser me font grossir le trait. Oui c’est le cas mais j’ai peut-être un peu trop exagéré.
Ce n’est pas grave. La compétence est présence au sein de l’organisation. Nos collègues nous assisterons et nous transférons leurs compétences. D’un côté nous ne sommes pas c*n non plus, ça devrait se faire sans problème. Par contre pour débloquer la commande du matériel, je me souviens malgré les regards noirs de ma compagne avoir confirmé les BOMs durant mes congés (je suis c*n sur ce coup là et il m’arrive encore de me surpasser. Mais elle sait que quand le sujet me prend aux tripes rien ne m’arrête).
Je commence le deuil de mon infrastructure que j’accompagne doucement vers une fin de vie maintenant actée. Laissons le temps faire son office et il me faut accepter de revenir en arrière vers une technologie sur le papier moins performantes.
Bref, le matériel est commandé. Il nous faut attendre la réception de ce dernier. Une pause de plusieurs semaines débute.
Step 5 : Logistique, Madame IRMA et plan d’attaque
Dans l’attente de la réception des différents équipements je m’attèle dans la théorie à l’établissement de l’architecture du futur système d’information.
Je me souviens avoir dessiné sur le tableau blanc, les vitres de mon bureau l’architecture actuel et à venir. Avoir fait, défait les connexions inscrites des gros mots comme LAG14, MLAG15 , MAC16… Le quotidien d’un architecte en somme. J’en ai usé de la semelle !
Pourquoi ce comportement ? Et surtout pourquoi avoir fait seul dans ton coin ? L’esprit de cohésion et d’équipe tu en fais quoi ?
Difficile dans les périodes de congés de déranger les acteurs sans avoir de concret. La nature anxieuse de ma personne souhaite avec une boulimie monstrueuse rattraper le temps perdu et d’avoir le plan parfait pour réaliser la migration dans les échéances imposées par l’EOL et qui devient une affaire personnelle.
Après les divers congés de chacun, j’échange avec mon collègue des fruits de ma réflexion. Nous réaliserons quelques adaptations et suggestions à mon infrastructure et paramétrage. Oui j’ai avancé seul pour gagner du temps, mais pas dans l’objectif d’exclure mon équipe.
Je me souviens du jour où nous avons reçu le matériel. J’ai dit à mon responsable,
« Nous ne sommes pas à l’abris que dans les équipements livrés, nous ayons un problème sur l’un d’entre eux. Tiens pourquoi pas un dysfonctionnement de la baie de stockage ? »
A croire que j’ai un don 🙂 j’en rigole maintenant. Gardons le meilleur pour ce qui va suivre…
L’organisation de la logistique pour réaliser la livraison du matériel en temps normal d’un point A à un point B par un transporteur n’est pas simple. Après un dialogue de sourd avec la société de transport, nous arrivons à faire livrer nos équipements sur site et j’insiste la commande est complète et en parfaite état. 🙂
Nous commençons à organiser les premières réunions inter équipes pour définir la répartition des tâches ainsi qu’un rétroplanning. Sur le papier ça à de la gue***e. Mais comme tous projets et rétroplanning tous secteurs d’activités confondu, et ba c’est de la m***e et ça ne se passe jamais comme prévu.
Step 6 : Unboxing, Installation, Configuration et … Surprise
Comment vous expliquer le sentiment de ce moment ? Imaginez deux gosses à Noël. Ba vous y êtes mais avec une certaine pudeur s’interdisant d’exalter son excitation 🙂
L’installation des équipements de calcul (nodes), des équipements réseaux et de la baie de stockage nous prends la journée. La configuration de la partie réseau est poussé sur les nouveaux équipements réseaux. Aimant la compétition, j’avais demandé à mon collègue de réaliser la configuration des équipements réseaux en théorie et de charger la configuration lors de l’installation. Juste quelques erreurs et ajustement mais rien nuisant au fonctionnement.
Fin de la première journée, nous nous réservons la seconde journée pour réaliser et débuter la configuration de notre baie de stockage et nos ressources de calcul.
Nous attaquons selon l’organisation établie la configuration des équipements. Mon collègue les ressources de calculs et personnellement la partie stockage. Le hic, c’est que j’avais prophétisé une anomalie et il me fallait la réaliser.

Lors de l’initialisation de la baie de stockage, nous n’avons pas le comportement attendu dans le guide d’installation. Nous tentons de lancer la configuration tout de même… rien.
Nous ouvrons une demande d’assistance auprès du constructeur. Une intervention à distance est planifiée le lendemain. Pas de problème nous sommes sur site. A ma grande surprise, je n’ai jamais eu chez ce constructeur une première assistance en anglais (cela ne me pose pas de problème mais d’habitude sur d’autres gammes de produits les interlocuteurs sont francophones). Nous sommes leurs petites mains et suivons les instructions. L’intervenante nous informe que notre équipement n’est pas dans un état normal et que ce dernier à une image de LAB, de test en guise de SE17 en lieu et place d’une image STANDARD. Là je me fends la gu***e car on ne me l’avait jamais faite celle là.
Ce n’est pas grave, car nous pouvons restaurer l’image standard en whipant le système. Ok pourquoi pas…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….It’s so long no ?……………………………………Ja, please can you start an hard reboot please?………………….Of course…………………………………………………………………………………
Je pense que c’est le reboot que l’IOM n’a pas aimé. Bon, la pauvre technicienne n’y est pour rien. Elle a suivi la procédure et ça n’a pas fonctionné. Nous planifions une nouvelle intervention pour le lendemain avec le niveau d’assistance supérieure. Oui ça arrive. Mais croyez-moi ce n’est que le début héhéhéhé 🙂 [c’est marrant de refaire le film car à ce moment là je pestais de mon infortune].
Mon intuition me pousse à redéfinir les tâches pour ne pas perdre plus de temps. Et pour une fois j’ai pris la bonne décision. J’ai décidé de prendre en charge la résolution de la panne avec le constructeur et laissé mon collègue sur la partie paramétrage des ressources de calcul avec les équipes distantes. Je suis amer car je souhaitais que nous fassions toutes les configurations ensemble. Mais d’une autre manière cela nous permettra de faire des ateliers de transfert de connaissance et d’ajuster nos bonnes pratiques.
De toute façon, rien ne nous empêche de réaliser la partie ressource de calcul (ESX) en attendant que le stockage soit disponible ? Pour la suite, je ne traiterai que de la partie stockage.
Step 7 : Plan A, Plan B, Plan C… (encore 23 lettres possible)
A la suite de l’intervention initiale, qui fut malheureusement un échec. Au vu des circonstances nous planifions un nouveau rendez vous distant avec le niveau supérieur de diagnostic. Pour faciliter l’intervention, nous nous déplaçons une nouvelle fois sur site (pas loin d’unlock le succès bronze « Grand Voyageur » sur STEAM).
L’ensemble des informations étant recueillis, l’ingénieur en charge de notre case nous informe qu’il faut dépêcher un technicien constructeur sur site pour réaliser les actions. La date est définie.
Plan A : Réimage depuis un média amovible
J’ai bien compris la chose. Je ne serai que la petite main sur site et doit tout faire pour satisfaire le technicien sur site pour réaliser les opérations distantes de l’ingénieur. C’est parti pour un nouveau déplacement (sans me plaindre, à titre d’information c’est 3h30 de trajet à chaque intervention sur site).
Le technicien arrive sur site et nous démarrons la réunion en début fin de matinée. La naïveté qui m’habite voulait qu’on résolve l’incident rapidement, je n’ai donc pas de déjeuner et n’aurait pas l’occasion de déjeuner. POWNED
Après un rapide topo au technicien, nous démarrons le meeting avec le support. Je comprends que la panne que nous avons n’est pas une panne normale.
En face il y a :
- Deux Global Escalation Manager
- L’ingénieur en charge de notre case
- Le technicien qui est intervenu
- Un ingénieur R&D18
L’ingénieur nous explique que nous allons réimager le SE de la baie à travers une image que nous pousserons par le port série depuis un média amovible depuis un media linux. Je me souviens avoir demandé au technicien s’il avait les sources nécessaires. Non, il va devoir les télécharger, la procédure ne lui a pas été communiquée en amont. Au vu de la criticité du dysfonctionnement et de l’intervention de dernière minute cela ne me choque pas. L’information n’a pas eu le temps de suivre.
Pour la faire simple cela nous prend une bonne partie de l’après-midi pour télécharger et générer les images bootable. Nous attaquons les opérations sur l’équipement. L’opération devient complexe. Bien que suivant les instructions le port série se joue « On me voit, On me voit plus. On me voit plus, On me voit. » Difficile de transmettre quelques fichiers… Finalement nous stabilisons la connexion (les planètes doivent être alignés ! Super). Malheureusement, le transfert échoue à plusieurs reprises le SE de l’IOM19 par sécurité fermant les ports d’échanges.
L’ensemble de l’équipe me présente leurs excuses sincères devant cet échec. Nous ne sommes plus dans les procédures connues. Un nouvel ingénieur R&D rentre dans la conversation pour obtenir un nouvel avis ainsi que de nouvelle idée. Le meeting dure depuis 7 heures. 7 heures d’anglais dans le bruit d’un DC20, ça fatigue… Il nous est alors proposé de réimagé le média USB pour éliminer un dysfonctionnement côté poste client. Vous me croyez si la clé USB du technicien a rendu l’âme sous mes yeux…
Nous décidons d’un commun accord de définir une nouvelle intervention. L’ingénieur R&D propose de réimager la baie ainsi que les deux IOMs avec un IOM déjà imagé. Problème, il faut trouver un contrôleur imagé disponible en Europe… Etrangement on ne trouve pas de contrôleur sous les sabots d’un cheval… Dans l’attente de trouver THE contrôleur, avant de nous quitter, l’ingénieur en charge de notre dossier anticipe les opérations suggérées en récupérant les fichiers de configuration nécessaire. Nous nous quittons.
Plan B : IOM…mais pas imagé
Les échanges mails qui suivent le lendemain nous informe qu’un contrôleur a été trouvé et est expédié en taxi et sera disponible le lendemain matin. Un nouveau technicien sera dépêché sur site.
C’est parti pour une nouvelle intervention sur site…
La journée commençait mal. L’aire de repose où nous pennons notre café matinal puait l’urine, la machine en panne et il pleuvait des chats et des chiens… Ca en dit long sur la journée…
Nous réceptionnons le colis qui n’était pas à la bonne adresse heureusement qu’il y a le téléphone. Je suis toutefois embêté car le colis ne me semble pas une pièce de production mais une pièce de spare. Après vérification, l’information c’est perdu en EUROPE. La pièce en provenance des pays bas est bien la bonne mais pas dans l’état attendu. L’IOM est vierge.
Nous échangeons avec les Globals Escalations Managers et demandent de reporter l’intervention et de l’annuler. Ils sont de nouveau désolés de la situation et vont faire le nécessaire pour trouver la bonne pièce.
C’est un retour au bercail.
Plan C : IOM, Papier Bitte Zolldienst !
Après avoir rendu plusieurs comptes en interne sur la situation kafkaïenne que nous subissons mon chef se refuse de croire à ma malchance. Enfin, je continu d’échanger avec l’ensemble des personnes en charge de notre dossier.
Finalement au bout de quelques jours, un IOM a été trouvé et imagé en plus. Cependant il vient de Suisse.
Tu as quelques choses contre la Suisse ?
Absolument rien. Ne nous fâchons pas. C’est juste que ce pays ne fait pas parti de l’espace Schengen… Cela veut donc dire douane…
Ce qui est admirable de nos jours c’est qu’il est possible de suivre un colis durant son cycle d’acheminement. Là, je vois que notre colis est à la frontière française, mais bloqué en douane pour des raisons administratives. Rien de déconnant.
Il m’est alors demandé de fournir les éléments administratifs pour obtenir le sauf conduit A38 à la compagnie de transport.
Plus sérieusement :
Pour le numéro de TVA et SIRET, un petit coup de societe.com et le tour est joué. Toutefois pour la facture c’est plus pénible car c’est une pièce de spare et cela concerne uniquement le constructeur. Je me dis que ce dernier est transmis donc osef, sur un mal entendu ça va passer (mais qu’il est naïf le garçon).
L’employé en charge de notre colis chez le transporteur, accuse réception des éléments et ne me répond que le lendemain. C’est incomplet, je n’ai pas le N° EORI. Je trouve la personne gonflé, 1 jour pour me dire qu’il manque une pièce qui pour le coup ne me parlait pas et je pensais que c’était à l’expéditeur de fournir. Passons. Après un échange téléphonique, la personne m’indique travailler de 03h00 AM à 11h30 AM. Je comprends mieux la situation.
Mais alors qu’est ce qu’un numéro EORI ?
Le numéro EORI (Economic Operator Registration and Identification) est un numéro d’identification unique en matière douanière, obligatoire depuis le 1er janvier 2017 dans l’UE. Il est nécessaire pour les formalités à l’importation et à l’exportation (hors Union européenne).
Il est essentiellement utilisé dans les télé-procédures (déclarations électroniques) liées au dédouanement des marchandises1
Les États membres ont mis en place un dispositif permettant de sécuriser les échanges commerciaux entrant et sortant de l’Union européenne. Une base de données communautaire, permettant d’identifier, au moyen d’un numéro unique, chaque opérateur économique ayant des relations avec les administrations douanières de l’Union européenne (UE), ou exerçant des activités couvertes par la législation douanière.
Wikipédia
Cela ne m’avance pas trop. Je me rapproche donc de notre service Administratif et Financier pour voir un peu plus clair à mon affaire et obtenir THE SESAME.
Chou blanc pour le coup. Ce document n’est pas connu et à juste titre nous ne faisons pas d’export/import. Alors c’est bien beau de savoir ce qu’est un N° EORI mais comment l’obtenir ? Là c’est sur le site des douanes françaises qu’il va falloir œuvrer.
Voyez vous à titre personnel, la paperasse ne me gêne pas. Mais dans ce genre de situation inconnue se pose toujours la question par où commencer les démarches ? Hé bien en ligne vu que nous avons fait le choix pour quelques économies publiques de réduire le nombre de fonctionnaire et donc de douanier. Perdu et sans réel logique, souhaitant juste obtenir mon p****n d’IOM dans mon DC je vais remplir le formulaire mais avec les mauvaises informations… Je déclare le siège de la société dans le département où se trouve notre datacenter et non pas où est enregistré la région où est inscrite la société… Je me suis foutu tout seul comme un grand dans le cas du laissé passer A38.
Nous avons la fâcheuse manie (qui fait notre réputation nationale) de critiquer en permanence tout et rien mais surtout nos institutions publiques et bien sachez que les divers bureaux de douanes et agents que j’ai pu avoir son d’une gentillesse et efficacité remarquable. Je me souviens avoir contacté 10 bureaux de douanes différents j’ai eu un nombre de ligne directe pour joindre les agents… Ma situation a été prise en charge et j’ai pu obtenir en moins de 4 heures le numéro EORI au nom de la société. Je dis toujours à mes enfants qu’avec la politesse nous arrivons à tout et bien plus encore. Là ce fut le cas. Je remercie encore toutes les personnes des services des douanes.
Revenons à nos moutons. J’ai tous les documents administratifs en ma possession. Je retourne en début d’après midi lesdits éléments au poste frontière du transporteur. Ah mais oui c’est vrai que la personne en charge de mon dossier ne travaille pas après 11h30 AM. J’appelle le service concerné me disant qu’une entreprise de cette envergure à bien une continuité de service. C’est je crois l’une des grosses erreurs quand j’ai fait sur ce dossier. La personne au téléphone me fait comprendre qu’elle ne veut pas traiter car ce n’est pas son dossier et que sa journée et presque terminée. Je sors mon numéro de politesse combo dramatique je risque gros car j’ai fait une boulette dans mon boulot (pas vrai mais bon).
La fin justifie les moyens, j’en ai plus rien à f*****e je veux décoincer la situation.
Elle accepte finalement avec une nonchalance à faire pâlir un ouzbek. Me voilà rassurer. Je laisse la journée courir, satisfait du devoir accomplie.
Quelques heures plus tard, l’intuition peut-être je suis pris de doutes entre minuit et 03:00 AM. Je ne dors pas et scroll mon téléphone en permanence. J’ai le sentiment que je vais me faire emboucaner.
GAGNE !
Un mail tombe du type chez le transporteur qui gère notre affaire. Pas content que nous n’ayons pas été patient et de l’avoir bypassé. Nous voilà dans un excès de zèle, la facture transmise par le fabriquant a bien le bon montant que sur la déclaration, mais pas la bonne devise.
Excès de zèle tu y vas un peu fort non ?
Vous n’allez pas me dire qu’il ne l’avait pas vu avant et qu’il ne pouvait pas le dire ? Manque de bol, je suis chaud bouillant. Qu’est que je fais à 04:00 du mat ? Je l’appel sur sa ligne direct mobile. Il ignore mes multiples appels. Là ça me soule. Nous échangeons par mail. Un match genre NADAL, DJOKOVIC. C’est lunaire. Bref, nous passons de deux personnes dans le mail à au moins 12. L’ensemble des personnes qui traitent notre incident chez le constructeur rentre dans la boucle ainsi que tous les acteurs chez nous du technicien au directeur. Un bon vieux Royal Rumble des familles mais sans Hulk Hogan. Même avec la bonne facture ça n’allait pas. Le reste, c’est l’éditeur qui a géré. Le colis est parti quelques heures après avec l’assurance d’être livré le lendemain dans la matinée. Nous profitons donc de ce temps pour planifier une nouvelle intervention avec un technicien du constructeur.
Ce que je retiendrai. Transporteur à fuir. Je ne donnerai pas le nom mais je suis frustré de ce qui s’est passé.
Le lendemain, je monte en catastrophe pour m’assurer que le colis sera bien réceptionné j’ai encore le sentiment qu’il va y avoir un problème. Je vous le donne dans le mille, il y a de nouveau plusieurs problèmes :
- J’oublie mes accréditations dans ma veste de costume. Soit obligé de faire demi-tour sur le trajet. Heureusement je n’étais pas bien loin.
- Je préviens notre fournisseur et hébergeur de la venu d’un colis par transporteur. Que ce dernier doit être accepté. Pas de problème.
- Le livreur qui a du avoir des instructions me contacte pour m’informer de la livraison et s’assurer que quelqu’un va le récupérer. Je lui confirme et s’il y a un problème il me recontacte, le colis DOIT être livré. Il me rappel cinq minutes après m’informant que le colis est refusé par le quai de livraison. Je lui demande de me passer l’agent et lui confirme que je suis en route pour le DC, lui donne le pedigree du colis et lui demande d’accusé réception de notre colis.
Enfin, l’IOM est sur site.
L’intervention qui suivra et qui durera plus de 5 heures ne donnera rien de mieux et laisse perplexe l’ingénieur en charge de notre dossier ainsi que les équipes R&D. Le technicien sur site me confirme également qu’il n’a jamais assisté à autant de personne dans une résolution d’incident. Les gros mots sont lâchés « Pénalités financières, Non respect des SLAs24 etc ». Moi je m’en br****e complétement. Je ne veux pas que cela impact les équipes techniques et notre résolution de l’incident.
Bref, nous nous quittons encore une fois, les équipes désolés de la situation face à ce dysfonctionnement où nous sommes maintenant les seuls à avoir la panne au monde. Ca me fait b*****r un truc de fou de savoir ça. A tort ou à raison, cela fait de nous l’exception, la perle rare dans un sens.
Le global escalation manager en charge de notre dossier nous informe d’attendre sa venue aux premières lueurs du cinquième jour. A l’aube, regarder à l’est…
Step 8 : Resurrection by Erection and Migration
Vous l’avez compris, le titre et la transition de la partie précédente marque dans cette huitième étape la fin de notre péripétie digne d’Ulysse rentrant chez lui.
Les échanges 3 jours après la dernière intervention nous informe que cette fois ci ça sera la bonne. L’ensemble de nos erreurs ont été reproduite en LAB par les équipes R&D. Etrangement je crois cette fois que ça fonctionner. J’en suis convaincu.
Pour mettre toutes les chances de notre côté, nous interviendrons avec mon collègue. Les réunions de plusieurs heures à genoux dans le bruit et dans une langue autre que sa langue natale ça fatigue en fin de journée.
L’ingénieur en charge de notre dossier nous informe que c’est de loin le case le plus compliqué qu’il ait dû traiter depuis qu’il travaille là bas. Vous savez qu’un traitement d’incident se passe bien et dans la douleur pour tout le monde quand vous commencez par être familier avec les interlocuteurs en les appelant par leurs noms et en échangeant sur des sujets personnels pour tuer le temps d’initialisation enclenché par le système.
Après 5 heures d’intervention où le plus difficile reste l’intervention à distance suite à l’inversion des claviers AZERTY <-> QWERTY (US) tout est fonctionnel et nous avons initialisé notre baie.
J’ai remercié les équipes et chaque intervenant oralement et par mail. La situation a été difficile mais le respect et le sang froid nous a permis de traverser toutes ces péripéties. Toutefois et encore résigné des aspects logistiques ma lâcheté à fait que les deux IOMs qui ont été livré sont repartie avec le technicien 🙂 Croyez moi c’est mieux comme ça.
Une semaine après l’initialisation de la baie, nous migrions l’intégralité de notre infrastructure de production sur deux jours vers la nouvelle infrastructure sans une interruption de service. Nous avons respecté l’intégralité du plan malgré l’ensemble des aléas chaotiques que nous avons pu contracter. Mon seul regret sera de ne pas avoir tenu l’échéance initiale de migration et d’avoir dépassé cette dernière de 29 jours.
Conclusion
Ce projet ainsi que cet épisode a été assez marquant. J’en veux pour preuve, il est facile de constater que ce papier a été rédigé en plusieurs fois. Une partie trop proche des événements sans recul et discernements et à l’inverse un détachement et une légèreté plus désinvolte. Mais cela reflète au mieux la réalité dans un sens et c’est ce qui se rapproche le plus d’une autobiographie non ?
J’ai toujours été décisionnaire jusqu’à présent et dans un sens maitre et responsable de mon infrastructure. Le fait d’être bousculé et challengé sur le matériel, l’activité et la manière de faire m’ont poussé de part mon fort caractère à me mettre en opposition à toutes les décisions d’équipes extérieur à mon service. Il est plus facile de dire « accepte’ que de le faire et donc d’accepter. J’ai pour le coup été beaucoup dans la résignation et à tort.
Si je dresse le procès de la direction quant à sa vision stratégique dans la transition, je me dois alors de dresser mon propre procès. Et heureusement ce n’est pas le cas et ça ne le sera pas.
Pourquoi ? Parce que cela n’est pas constructif et cela n’apporte que désordre et entropie.
J’ai beaucoup appris sur moi-même notamment sur des aspects et capacités dont j’ignorais l’acquisition. Je me souviens par exemple qu’un collaborateur m’ait dit
Arrête de dire que tu as la poisse, ce n’est pas vrai c’est parce que tu le crois
Un collaborateur anonyme
D’avoir joué encore une fois les cassandres et cela nous ayant fortement impactés m’a également valu une réflexion qui je le pense se voulait innocente mais qui avec la fatigue et trop de recul dans le contexte de frustration de changement de solution m’a beaucoup affecté.
C’est pas possible qu’ils n’arrivent pas à résoudre la panne. Tu as fait un truc à la baie lors de l’installation
Une personne
Faut il comprendre par là que j’aurai volontairement fait acte de sabotage ?
Le voilà reparti dans sa paranoïa…
Je préfère me dire que c’était maladroit et que j’ai surinterprété. Naturellement tiré hors de son contexte, cela peut paraitre choquant et je ne tiens pas à développer ou non la question.
J’ai compris une nouvelle fois qu’il est indispensable de ne pas s’énerver avec les fournisseurs et prestataire face à la situation. Cela pour garder une bonne synergie dans la résolution de l’incident et eux sont ils responsables ? Non il faut leur boulot comme nous. Alors à quoi bon être désagréable ? Pour avoir le commentaire côté client « Attention client grossier et inhumain » ?
Je pense que dans la situation que nous avons rencontrés il est important de dissocier la résolution technique et l’aspect financier lié par le dénominateur commun de l’incident.
De manière plus concrète et pour en revenir à l’aspect technique du projet, nous avons réussi un tour de force en démontrant que nous étions capables de réaliser un projet d’une telle envergure dans un temps record en maitrisant le risque et l’impact et ceux malgré les aléas. Si lors de la phase d’étude il y a pu avoir des doutes sur nos compétences techniques, managériales projets ou humaines. Nous avons su montrer que nous avions les épaules assez larges. Il est vrai que lorsqu’il n’y a pas de données de production en jeu cela facilite grandement les choses. Or quand vous savez qu’un risque subsiste sur l’infrastructure qui doit être migré, croyez moi vous faite le nécessaire.
Et alors ton infrastructure actuelle STDI et plus ou moins performantes que ton ancienne infrastructure HCI ?
Excellente question, pour laquelle je répondrai je ne sais pas et je ne me prononcerai pas. La raison étant « Comment comparer ce qui n’est pas comparable ? »
- Stockage hybride (mélange de HDD et SSD) et de l’autre un stockage full NVMe
- Réseau en SFP+ 25(10Gbps) contre un réseau SFP2826 (25Gbps)
- Processeurs de générations différentes
- Mémoire en DDR427 contre DDR528
Donc je ne pose pas en le constructeur A est mieux que le constructeur B. Le plus important est et doit rester :
Nos clients ont ils été impacté et sont-ils satisfait ?
La réponse sera oui, personne n’a rien vu (peut être un client avec un éditeur)…
Un des derniers inconvénients de ce genre d’affaire relate des déplacements fréquents et donc du sujet de la restauration. Nous avons nos habitudes et bien de trop mangé au même endroit cela perd de son charme. Quand on commence à connaitre la carte par cœur, ce n’est pas bon signe. Néanmoins, nous pouvons faire des bonnes trouvailles comme mon collègues avec le jarret d’un kilo (petite dédicace à toi collègue).
Nous avons et je conclurai sur ce dernier point, avec mon collègue apprécier travailler en collaboration étroite avec d’autres collègues d’autres agences avec qui nous avons pu mettre à jour nos bonnes pratiques et échanger sur des fonctionnalités peu ou mal connu. Cet accompagnement a été réalisé comme transfert de compétence et non comme une formation sans avoir de jugement de valeur sur les compétences et sur les Hommes.
Bon un petit break maintenant et sans problème on signe de nouveau pour un projet de cette ampleur mais sans le côté pénible 🙂
Le mot de la fin…
Si je vous dis EORI ? L-O-L-I-T-A, moi LOLITA ! Dommage vous avez un problème de devise avec Jean-Eude. Vous pouvez vous refaire avec le super banco ou piocher une carte mauvaise fois. Je vais prendre l’esquimau. Vous avez de la chance il a bien le baton.
Erwan GUILLEMARD
- CPU : Central Processing Unit ↩︎
- DIMM : Dual In-line Memory Module ↩︎
- GEN :Génération ↩︎
- EOL : End Of Life ↩︎
- HCI : Hyperconvergence Infrastructures ↩︎
- TCO : Total Cost Ownership ↩︎
- STDI : Standard Infrastructure ↩︎
- BOM : Bill Of Materials ↩︎
- EOS : End Of Sale ↩︎
- SSD : Solid State Drive ↩︎
- HDD : Hard Disk Drive ↩︎
- NVMe : Non Volatile Memory Express ↩︎
- ESN : Entreprise de Services Numériques ↩︎
- LAG : Link Aggregation ↩︎
- MLAG : Multi Link Aggregation ↩︎
- MAC : Media Access Control ↩︎
- SE : Système d’Exploitation ↩︎
- R&D : Recherche et Développement ↩︎
- IOM : Controller Node ↩︎
- DC : Datacenter ↩︎
- TVA : Taxe Valeur Ajoutée ↩︎
- SIRET : Système d’Identification du Répertoire des Etablissements ↩︎
- EORI : Economic Operator Registration and Identification ↩︎
- SLAs : Service Level Agreement ↩︎
- SFP+ : Small Form Factor Pluggable (10Gbps) ↩︎
- SFP28 : Small Form Factor Pluggable (25Gbps) ↩︎
- DDR4 : Double Data Rate Fourth Generation ↩︎
- DDR5 : Double Data Rate Fifth Generation ↩︎